Sudbury, Ontario – juillet 2025
L’Université de Sudbury s’apprête à rouvrir ses portes en septembre 2025 en tant qu’université francophone indépendante. Pour marquer cette nouvelle ère, l’établissement a annoncé une mesure historique : les droits de scolarité seront entièrement couverts pour l’année universitaire 2025-2026 grâce à un système de bourses internes.
Une première cohorte depuis 2021
Fermée depuis la dissolution de la Fédération des universités de la Laurentienne en 2021, l’Université de Sudbury accueillera à nouveau des étudiant·es à l’automne. Chaque étudiant à temps plein paiera normalement 6 088 $, mais cette somme sera automatiquement couverte par une bourse équivalente.
Un financement communautaire et gouvernemental
Cette initiative est rendue possible par le soutien financier de la communauté francophone, qui contribue régulièrement à travers des dons. En septembre 2024, l’université annonçait déjà plus d’un million de dollars en bourses internes.
Le 7 juillet 2025, le gouvernement de l’Ontario a également annoncé un investissement de 10,8 millions de dollars sur trois ans, destiné à appuyer la relance de l’Université. Ces fonds permettront de développer les services aux étudiants, notamment en santé mentale, et de rémunérer le personnel enseignant. Une contribution équivalente du gouvernement fédéral est également attendue.
Une cohorte « névralgique »
Le recteur Serge Miville insiste : « La cohorte qui va rentrer en septembre va vraiment être névralgique. Elle va faire l’Histoire. » Bien que le processus d’admission ait commencé tardivement, une trentaine de demandes ont déjà été reçues.
« L’Université de Sudbury doit se faire connaître. Et la meilleure façon de le faire, c’est d’offrir la meilleure expérience possible aux étudiantes et étudiants qui vont venir », ajoute le recteur.
33 programmes 100 % en français
Dès la rentrée, l’Université offrira 33 programmes, dont une dizaine de nouveaux, dans des domaines variés : administration, sciences de la santé, sciences humaines, sciences sociales, etc. Tout l’enseignement se fera exclusivement en français.
Un enjeu pour l’accès à l’éducation postsecondaire en français
Dans un contexte de sous-scolarisation des francophones du Nord de l’Ontario et de défis persistants pour les universités en situation minoritaire, cette réouverture est un signal fort pour l’avenir de l’éducation postsecondaire en français dans la province.
